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Petite Planète

Voyages et transition nomade

Okaeri nasai, comme à la maison

Okaeri nasai, c’est ce qu’on dit dans les maisons japonaises aux personnes qui reviennent (de l’école, du travail, des courses…).

 Nos amies japonaises ont eu la gentillesse de nous accueillir avec cette expression à notre arrivée au Japon ce printemps.

Il est vrai qu’on a maintenant une impression d’agréable familiarité au Japon, surtout à Shijonawate, où nous avons habité 3 mois il y a deux ans.

Nous avons retrouvé nos marques avec plaisir – le pique-nique-sushis au parc le dimanche, les toutes petites rues entre les vieilles maisons au pied de la montagne, les boutiques où nous avions nos habitudes… la cuisinière du stand d’okonomiyaki nous a même reconnus.

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 J’ai fini par me rendre compte que je me sentais ici comme en Espagne (la maîtrise de la langue en moins).

 Nos amies sont apparemment de cet avis aussi, puisqu’elles nous ont invités chez elles. Se faire inviter à manger chez des Japonais, on pensait que c’était infaisable !

 Takako a emménagé dans la maison de famille de son mari : une maison en bois, avec les panneaux coulissants décorés, les sols en tatamis et la galerie qui donne sur le jardin… La famille « veille sur cette maison » depuis 400 ans, c’est de cette façon que Takako nous l’a expliqué. Hériter de la maison (pour l’aîné des fils, ou le mari de la fille aînée s’il n’y a pas de garçons, hum) est perçu plus comme une responsabilité qu’un privilège.

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 Avec Takako, sa petite-fille et sa belle-mère, nous avons partagé un déjeuner « temaki » : on prépare soi-même ses makis en enroulant une feuille d’algue, une couche de riz et la garniture de son choix. Un peu comme une crêpe-party en fait.

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 On a aussi eu droit au thé macha traditionnel et à une promenade dans la forêt de bambous derrière la maison. On est reparti le soir avec les restes dans un Tupperware et des champignons récoltés dans les bois 🙂

Quant à la famille d’Ichiro et Nam, c’est la grand-mère (qui nous avait prêté des kimonos il y a deux ans) qui a voulu nous inviter pour nous montrer sa collection de patchworks. Un vrai déjeuner du dimanche en famille, où l’on traine à table jusqu’à 16h autour d’un thé à bavarder, et où l’on repart là aussi avec les restes le soir.

 Nam était enchantée de son séjour chez nous, elle ne tarissait pas d’éloges sur la qualité du pain, la diversité des fromages et l’atmosphère des cafés parisiens 🙂 L’architecture de notre petite ville de banlieue lui a même rappelé son enfance dans le quartier français de Hanoï.

Le fait d’habiter chez nous, de faire ses courses et de prendre les transports en communs lui a donné l’impression « d’être une vraie parisienne ».

Elle parle déjà de revenir à Paris avec toute la famille et de rester plus longtemps : nous aurions alors l’occasion de revenir à Shijonawate, on signe tout de suite !

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