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Petite Planète

Voyages et transition nomade

La magie de la pâtisserie

Journée à thème "cuisine française" avec notre amie japonaise Takako et sa petite fille. Au menu : crêpes au goûter et blanquette de crevettes au dîner. Si la blanquette a été poliment complimentée, les crêpes ont enchanté nos deux invitées.

La petite, complètement indifférente aux préparatifs lors de nos ateliers cuisine précédents, ne m'a pas lâchée d'un pouce pendant la préparation de la pâte : on ajoute un ingrédient, on mélange et il disparaît, c'est magique! Après avoir englouti chacune de ses crêpes, elle revenait immédiatement surveiller la cuisson de la suivante. Quant à Takako, elle était très intéressée par les différentes techniques de pliage ou roulage des crêpes : ici aussi, la mise en forme peut faire débat. Toutes les deux ont été dûment impressionnées par la manœuvre de retournage de crêpe, brillamment exécutée par notre spécialiste, malgré un matériel peu adapté.

Matériel utilisé pour les crêpes

Moralité, ce ne sont pas les plus gros efforts qui génèrent les meilleurs résultats! J'avais commencé la recette de blanquette deux jours à l'avance – ce qui veut dire que notre appartement a senti le fumet de poisson pendant une petite semaine – alors que les crêpes ont été préparées, cuites et mangées en deux heures. Même les courses n'ont pas posé de problème. Seule entorse à la recette originale : la liqueur de prune remplace le rhum.

Ingrédients japonais pour réaliser les crêpes

Takako et sa fille sont toutes les deux gourmandes, la pâtisserie préférée de Takako est le macaron. Elle a été passablement déçue d'apprendre que la plupart des français, comme le reste du monde, les achetaient chez Pierre Hermé ou La durée – je ne connais qu'une seule personne qui soit capable de les faire elle-même dans une cuisine non-professionnelle, et encore, ça peut dépendre du four 😉

J'ai essayé d'expliquer la capricieuse alchimie des macarons à Takako, à grand renfort de "muzukashii desu" (c'est difficile). Signe de progrès, mon mot japonais le plus fréquent est maintenant "muzukashii", c'est mieux que "wakarimasen" (je ne comprends pas). De façon générale, nos conversations sont plus fluides, on ne fait plus appel à Google Traduction que toutes les trois phrases!

Pour alimenter la conversation, Takako avait apporté l'album photo de maternelle de sa fille, ce qui nous a permis de remarquer des petits détails de leur vie quotidienne à toutes les deux : par exemple, les repas sont préparés chaque jour à l'école par les mères des enfants. Takako travaille ainsi deux jours par semaine à la cantine, de 8h du matin à 3h de l'après-midi.

Autre exemple, sa petite fille épaisse comme une brindille, et qu'on peut soulever d'une main, a couru un semi-marathon à la dernière fête du sport, et a escaladé le mont Fuji avec toute sa classe l'été de ses six ans – le mont Fuji où j'étais à peine montée à mi-hauteur (en bus) il y a deux ans. Ah oui, et puis elle sait lire et écrire avant d'entrer en CP, mais uniquement les hiraganas, précise modestement sa mère.

Cahier d'écriture en japonais

Est-ce que c'est ce qu'on attend de toutes les familles japonaises où avons-nous rencontré un cas particulier? Il faudra progresser encore en japananglais pour discuter de ces nuances.

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