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Petite Planète

Voyages et transition nomade

Magnetic Island #2 : volet maritime

Version maritime, le séjour sur Magnetic Island a été beaucoup plus compliqué…

1 – Il paraît qu’il y a des méduses

Des méduses australiennes : pas juste le genre qui pique et fait très mal, le genre qui vous provoque un arrêt cardiaque.

Panneau d'avertissement sur la plage : attention aux méduses et aux noix de coco

Et n’oubliez pas de faire attention aux noix de coco.

On a reçu au moins quatre avertissements de sources indépendantes avant même d’avoir mis un orteil dans l’eau. Il est très fortement recommandé de ne se baigner qu’à l’intérieur des filets comme celui-ci, ce qui avouons-le, ne fait pas tellement rêver.

Le filet anti-méduses de Picnic Bay

Le filet anti-méduses de Picnic Bay

En plus, l’ile est réputée pour ses massifs coralliens accessibles depuis la plage, on promène depuis Paris nos masques et tubas exprès.

Qu’à cela ne tienne, le décathlon local, qui a le sens du commerce, loue des combinaisons anti-méduses et anti-UV. C’est la semaine où on flambe (pour la première fois depuis notre arrivée en Australie, on paye un loyer), allons-y pour cinq jours de locations de combi, en plus on nous a fait un prix.

Direction Nelly Bay pour un parcours de plongée avec pancartes et repères immergés, ça va être trop bien. Comptez dix minutes pour enfiler les combinaisons, chaussons, masques et tubas. Une fois dans l’eau, comptez dix secondes pour découvrir le deuxième obstacle.

2 – Les éléments sont contre nous

Prenez la nouvelle lune, vous obtenez des grandes marées. Ajoutez une météo moyenne dans les jours précédents, vous obtenez de la houle et du vent. Au final : eau toute trouble, 5 cm de visibilité. Le gars qui nous a loué les combinaisons doit bien se marrer.

Ne nous laissons pas démonter pour autant, pas question de passer une semaine ici sans voir du corail et des petits poissons. C’est la grande barrière de corail, une des merveilles du monde, on n’aura peut-être jamais l’occasion de revenir. « Once in a lifetime », comme dit notre nouvel ami Brett, le gérant de l’hôtel.

On casse la tirelire (c’est la semaine où on flambe) pour une excursion snorkeling (plongée avec palmes, masque et tuba) sur la grande barrière proprement dite. Il y a deux heures de trajet en bateau pour l’atteindre. On nous prévient à la réservation que la mer est un peu agitée (a bit rough), des médicaments en prévention contre le mal de mer sont recommandés. Pas de souci, on en trouve au supermarché.

Plongeurs devant un petit bateau dans une mer d'huile

Est-ce que ça n’a pas l’air trop bien ?

3 – L’euphémisme de la semaine : un peu agitée

J’ai le mal de mer toute la journée, même dans l’eau. Certes, les coraux sont magnifiques et il y a des poissons à profusion, mais c’est difficile de prêter attention à autre chose qu’à son estomac. J’aurais mieux fait de rester sur la terre ferme pour re-regarder le Monde de Némo pour la trente-huitième fois.

Quand on prend le chemin du retour, on s’installe à la place de moindre amplitude, on serre les dents – plus que deux heures et on sera de retour sur la terre ferme. Ou pas.

4 – Le coup de la panne

Sauf que ça n’était vraiment pas, mais vraiment pas notre jour.
A mi-chemin du retour, un cordage abandonné s’enroule autour d’un élément de transmission du bateau. On est obligé de s’arrêter pendant que l’équipage essaie de réparer. Avec trois bons mètres de houle qu’on prend de travers, le mouvement du bateau est pire que jamais. C’est comme être embarqué de force sur un manège, sans savoir combien de temps ça va durer.

J’ai bien pensé à tourner une petite vidéo pour illustrer ça, mais il aurait fallu que j’aille chercher mon appareil dans le sac-à-dos à l’avant du bateau, et la simple idée me rendait encore plus malade.

Après une éternité, le bateau repart, mais on doit s’arrêter toutes les dix minutes pour que l’équipage remette de l’eau dans un mécanisme qui sinon se désamorce (je n’ai jamais eu la curiosité de me demander comment fonctionnait un bateau… ce n’est pas aujourd’hui que je vais me mettre à la mécanique nautique).

On nous fait tous assoir du même côté pour essayer de maintenir la zone critique immergée. Alors que Magnetic Island est (enfin) en vue, une vague plus grosse que les autres manque nous faire chavirer. Chaque roulis un peu prononcé me déclenche ensuite une petite dose d’adrénaline. Surprise de fin de journée : quand on a peur de se noyer assommée par une bouteille de plongée, on n’a plus le mal de mer…

Bilan

Malgré ce récit à peine dramatisé, je garde un bon souvenir des très jolies plages de Magnetic Island, et Le Monde de Némo reste mon Pixar préféré.
Je jurerais bien de ne plus jamais remettre le pied sur un bateau, mais ne perdons pas de vue qu’on nous a débarqué… sur une ile 🙁 Lundi, il faudra prendre le ferry pour retourner sur le continent.

 

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